Home

“Sun took the twins outside where there was a great sweathouse, and he started a fire to heat the four large rocks within it. While he did this, Wind, came up to the twins and whispered:
— You must dig a tunnel to the outside and hide in it after you have answered his question.

The twins dug the tunnel and hid its opening with a stone. Sun then commanded them to enter the sweatlodge.

After a while, Sun asked:
— Is it hot in there?
— Yes, answered the twins, and then they hid in the tunnel they had dug.
Sun suddenly poured a great quantity of water through the hole in the top of the sweatlodge, and when it hit the hot rocks they exploded and hot steam hissed.

After a while the twins crawled back into the sweatlodge.
— Is it hot in there? Sun called expecting to get no answer.
But the twins answered:
— Not so hot as before.
Sun opened the door.
— Perhaps you truly are my sons, he said. Come and we will smoke.”

 

Asger Jorn (1914-1973) See you on the shore of death, 1958

 

“Soleil fit sortir les jumeaux et les conduisit vers une vaste hutte de sudation. À l’extérieur, il alluma un feu et mit quatre gros rochers à chauffer. Pendant qu’il était occupé, Vent s’approcha des jumeaux et murmura:
— Creusez un tunnel vers l’extérieur de la hutte et allez vous y cacher dès que vous aurez répondu à sa question.

Les jumeaux se mirent à creuser puis ils bouchèrent l’ouverture de leur tunnel avec une grosse pierre. Soleil leur ordonna d’entrer dans la hutte.

Au bout d’un certain temps, il demanda:
— Fait-il chaud là-dedans?
— Oui, répondirent les jumeaux, et ils se précipitèrent dans leur tunnel.
Par le trou central qui se trouvait au sommet de la hutte, Soleil versa soudain une énorme quantité d’eau sur les rochers brûlants. Ceux-ci explosèrent tandis que la vapeur brûlante se dégageait en sifflant.

Quand ce fut fini, les jumeaux se glissèrent à nouveau dans la hutte.
— Fait-il chaud là-dedans? demanda Soleil certain de n’obtenir aucune réponse.
Mais les jumeaux répondirent:
— Pas autant que tout à l’heure.
Soleil ouvrit la porte.
— Peut-être après tout êtes-vous mes fils. Venez, allons fumer.”

 

• • •

Navajo, Dine Bahane

Asger Jorn (1914-1973), See you on the shore of death, 1958

• • •

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s