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“Isis apprit bientôt que le coffre, porté par les flots de la mer auprès de la ville de Byblos, avait été déposé doucement sur un buisson, qui, en peu de temps, parvint à un tel degré de grandeur et de beauté, que son tronc enveloppa le coffre et le couvrit entièrement en sorte qu’on ne pouvait l’apercevoir.

Le roi du pays, frappé de la grandeur de cette plante, ayant fait couper le tronc qui cachait le coffre dans son sein, en fit une colonne qui soutenait le toit de son palais.

Isis, qui en fut, dit-on, avertie par une révélation céleste, vint à Byblos et s’assit auprès d’une fontaine, les yeux baissés et versant des larmes, sans adresser la parole à personne; seulement elle salua les esclaves de la reine, leur parla avec bonté, arrangea leurs cheveux, et leur communiqua l’odeur délicieuse qui s’exhalait de son corps.

La reine, frappée de la coiffure de ses esclaves et de l’odeur agréable qu’elles répandaient, conçut le plus vif désir de voir cette étrangère. On la fit venir, et elle devint amie avec la reine qui lui donna son enfant à nourrir.”

 

 

“Isis learned that the chest had been cast up by the sea near the land of Byblus and that the waves had gently set it down in the midst of a clump of heather. The heather in a short time ran up into a very beautiful and massive stock, and enfolded and embraced the chest with its growth and concealed it within its trunk.

The king of the country admired the great size of the plant and cut off the portion that enfolded the chest (which was now hidden from sight), and used it as a pillar to support the roof of his house.

These facts, they say, Isis ascertained by the divine inspiration of rumour, and came to Byblus and sat down by a spring, all dejection and tears; she exchanged no word with anybody, save only that she welcomed the queen’s maidservants and treated them with great amiability, plaiting their hair for them and imparting to their persons a wondrous fragrance from her own body.

But when the queen observed her maidservants, a longing came upon her for the unknown woman and for such hairdressing and for a body fragrant with ambrosia. Thus it happened that Isis was sent for and became so intimate with the queen that the queen made her the nurse of her baby.”

 

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Plutarque [Plutarch] (46-125), Sur Isis et Osiris [On Isis and Osiris], 100

(Plutarque évoque les déités sous des dénominations grecques. Nous adoptons les dénominations égyptiennes. /// Plutarch mentions deities under Greek names. We use Egyptian names.)

Wangechi Mutu (1972-), You Are My Sunshine, 2015

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