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“Siegfried ran down the steep side of the mountain to the grassy dell where the horses were feeding. But the beasts were all so fair and strong, that he knew not which to choose. While he paused, uncertain what to do, a strange man stood before him. Tall and handsome was the man, with one bright eye, and a face beaming like the dawn in summer; and upon his head he wore a sky-blue hood bespangled with golden stars, and over his shoulder was thrown a cloak of ashen gray.

— Would you choose a horse, Sir Siegfried? asked the stranger.

— Indeed I would, answered he. But it is hard to make a choice among so many.

— There is one in the meadow, said the man, far better than all the rest. They say that he came from Odin’s pastures on the green hill-slopes of Asgard, and that none but the noblest shall ride him.

— Which is he? asked Siegfried.

— Drive the herd into the river, was the answer, and then see if you can pick him out.

And Siegfried and the stranger drove the horses down the sloping bank, and into the rolling stream; but the flood was too strong for them. Some soon turned back to the shore; while others, struggling madly, were swept away, and carried out to the sea.  Only one swam safely over. He shook the dripping water from his mane, tossed his head in the air, and then plunged again into the stream. Right bravely he stemmed the torrent the second time. He clambered up the shelving bank, and stood by Siegfried’s side.

— What need to tell you that this is the horse? said the stranger. Take him: he is yours. He is Greyfell, the shining hope that Odin sends to his chosen heroes. »

And then Siegfried noticed that the horse’s mane glimmered and flashed like a thousand rays from the sun, and that his coat was as white and clear as the fresh-fallen snow on the mountains. He turned to speak to the stranger, but he was nowhere to be seen and Siegfried bethought him how he had talked with Odin unawares. Then he mounted the noble Greyfell and rode with a light heart across the flowery meadows.”

 

james-nares

 

“Siegfried descendit en courant la pente raide de la montagne vers le vallon herbeux où paissaient les chevaux. Mais ils étaient tous aussi beaux et forts les uns que le autres, si bien qu’il ne savait lequel choisir. Il se demandait que faire, quand un homme étrange se matérialisa devant lui. C’était un bel et grand homme, l’œil vif et la visage rayonnant comme une aube d’été; il portait sur la tête une capuche bleu ciel semée d’étoiles d’or, et sur les épaules, une cape gris cendré.

— Voulez-vous choisir un cheval, Seigneur Siegfried? demanda l’étranger.

— Bien sûr, répondit-il, mais ils sont si nombreux que le choix n’est pas si facile.

— Il y en a un dans cette prairie, dit l’homme, qui surpasse tous les autres de loin. On dit qu’il vient des pâtures d’Odin, sur les pentes verdoyantes d’Asgard, et seul l’homme le plus noble pourra le monter.

— Lequel est-ce? demanda Siegfried.

— Menez-les tous à la rivière, lui fut-il répondu, et vous verrez comment le distinguer.

Siegfried et l’étranger guidèrent les chevaux en bas de la pente, vers la rivière; mais le flot était trop puissant pour eux. Certains revinrent immédiatement vers la rive; d’autres, se débattant furieusement, furent emportés vers la mer. Seul, l’un d’entre eux parvint à atteindre l’autre rive. Il secoua l’eau de sa crinière, dressa la tête en l’air, et plongea à nouveau dans la rivière. Une nouvelle fois, il brava fièrement les flots. Il se hissa sur la rive abrupte et vint se placer à côté de Siegfried.

— Est-il besoin de préciser que c’est lui? dit l’étranger. Prenez-le, il est à vous. C’est Greyfell, l’espoir lumineux qu’Odin envoie à ceux qu’il choisit pour héros.

Siegfried vit alors que la crinière du cheval étincelait comme mille rayons de soleil, et que sa robe était aussi blanche et pure que la neige qui vient de couvrir la montagne. Il se retourna vers l’étranger… mais celui-ci avait disparu. Il comprit alors que, sans s’en rendre compte, il venait de converser avec Odin. Il monta le noble Greyfell et, le cœur léger, partit chevauchant dans les prairies en fleurs.”

 

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James Baldwin (1924-1987), The Story of Siegfried / L’histoire de Siegfried, 1931

James Nares (1953-), I Can Tell, 2010

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